Présentation ¼ de finale – Gravelines-Dunkerque – Lyon-Villeurbanne
Le match de la soirée, jeudi 18 février, verra les débuts du club hôte, l’ASVEL Lyon-Villeurbanne. Devant son public, les verts affronteront Gravelines-Dunkerque, troisième du classement à la fin de la phase aller. Les villeurbannais ne partent pas favoris eux qui n’ont pas obtenu leur qualification sur le terrain mais grâce à leur statut d’hôte. Toutefois, cette Semaine des As est le seul trophée qui manque au palmarès des Verts, qui devant leur public, auront à cœur de montrer qu’ils ne sont actuellement pas à leur place.
Si elle vient d’enregistrer un lourd revers face à Orléans, l’ASVEL pourra se remémorer les deux très larges victoires obtenues pour commencer la phase retour, face à Roanne (+31) et à Strasbourg (+36). Libérés de la Coupe d’Europe, ils sont aussi entièrement consacrés aux compétitions hexagonales et la Semaine des As est un véritable objectif. Toutefois, le BCM avait montré qu’il pouvait largement rivaliser avec les meilleurs cette saison. Au match aller au Sportica, ils avaient remporté le match 71-64, laissant notamment l’ASVEL à 24 points à la mi-temps (6 dans le second quart-temps). L’ASVEL devra également montrer qu’elle peut battre une équipe du Top 8, ce qu’elle n’a réussi qu’une seule fois cette saison.
Les duels :
Meneurs :
Le duel des meneurs comporte sans doute une partie de la clé de cette rencontre. Entre Bobby Dixon et Ben Woodside, le choc présente en avant deux des meneurs les plus forts de Pro A. Le rendement de ces deux-là sera donc décisif, bien que les attentes divergent : si Dixon doit trouver le bon équilibre entre scoring et passing, on attendra surtout de Woodside qu’il tienne son rang de meilleur marqueur du BCM. Si Bobby est en verve, Gravelines pourra compter sur Yannick Bokolo. Le combo-guard réalise une très bonne saison. Il reste un des défenseurs les plus redoutés de Pro A et contribue efficacement à l’attaque nordiste, sur les deux postes de meneur et d’arrière. Si Dixon n’est pas dans un bon jour, son back-up, Aymeric Jeanneau devra mener la barque comme il le fait en ce moment. Bien moins scoreur, le meneur international excelle dans la gestion du collectif et le partage de la balle, essentiels aux systèmes de Vincent Collet.
Extérieurs :
D’un côté, l’ASVEL présente un effectif riche sur ces postes. En face, Gravelines-Dunkerque s'appuyai tau contraire jongler autour de 3 joueurs principaux, Bokolo, Johnson et Stanley, bien que Nichols ou Akpomedah puissent être décalés à l’aile. Johnson qui assurait des points sans vraiment flamber et avec un pourcentage insuffisant (9 points par match environ) a été coupé, et le BCM s'appuie donc sur une ossature réorganisée. Elle peut toujours compter sur Tony Stanley, s’il peut prendre feu à tout moment, est très dépendant de son tir à trois-points. En face,[’ASVEL devrait partir sur un duo Marshall – Lukauskis. Deux joueurs capables de scorer de près comme de loin, Lukauskis étant en plus une vraie plaque-tournante dans le collectif villeurbannais. En rotation, Foirest (tout juste revenu de blessure) et Dewar sont des parfaits joueurs d’équipe, capables en plus de faire des dégâts à longue distance. Très porté sur le shoot extérieur, l’arrivée de Marshall et la montée en puissance de Lukauskis (un seul match en dessous des 12 d’évaluation depuis décembre) ont rééquilibré le jeu des verts.
Intérieurs :
Le secteur intérieur est une des forces de Gravelines-Dunkerque. Les statistiques plaident d’ailleurs en faveur des nordistes qui en moyenne prennent 7 rebonds de plus que l’ASVEL : 37,1 prises par match contre 29,9 pour les verts, le second plus petit total de la Ligue. Avec Akpomedah et Edwards, le BCM possède un des meilleurs duos d’intérieur du Championnat, qui compile près de 26 points et 15 rebonds par match. En rotation, Rob Lewin, qui revient de blessure, apporte un surplus d’intensité et de puissance. En face, la pierre angulaire du jeu intérieur de l’ASVEL se nomme Ali Traoré. En pleine progression, sur la lancée de son été en Bleu, le pivot villeurbannais assure pleinement la confiance accordée par Vincent Collet. Avec plus de 14 points de moyenne par match, en seulement 22 minutes de jeu, il est un des intérieurs les plus prolifiques et les plus efficaces en attaque. Un profil de MVP donc. Son rôle sera déterminant, d’autant qu’au relais, les solutions en attaque ne sont pas légions. Eric Campbell et Kristjan Kangur sont de parfaits joueurs d’équipe, dévoués au collectif et solides en défense, mais qui n’apportent que peu de points. Victor Samnick complète le quatuor intérieur : s’il présente un profil plus offensif, il est irrégulier et devra montrer son meilleur visage pour faire pencher la balance en faveur de l’ASVEL.




