Orléans rejoint Vichy en demie
Après la
victoire de Vichy le spectacle continue pour le dernier quart de finale,
sûrement la plus belle affiche sur le tableau, Orléans sur sa lancée arrive
gonflé à bloc à Villeurbanne. Mais Cholet n’a pas oublié la lourde défaite
subie il y a quelques semaines infligée par l’EOL.
La rencontre démarre doucement et ce n’est qu’au bout de quatre minutes de jeu
que Cholet égalise à 2 partout sur un panier de Robinson. Mais le spectacle
reste présent car Curti envoie sur orbite Moerman avec une passe millimétrée de
plus de dix mètres, l’espoir français ne se gêne pas pour claquer la balle dans
le cercle en plein vol (2-4). Doucement l’équipe de Cholet prend le dessus et
mène rapidement 17-6 grâce notamment au 10 points de Robinson. Orléans
s’accroche et perd Banks qui dans le combat défensif ouvre son arcade
sourcilière. Temps-mort technique demandé par les arbitres. Il en fallait plus
pour déstabiliser le finaliste du championnat de France. Sciarra permettant au
sein de revenir à moins 11 sur un trois points au buzzer (22-11, 10’). Le
deuxième quart-temps débutait sur les chapeaux de roue, Banks de retour sur le parquet inscrivit 4 points consécutifs et les noirs revenaient 24-17.
Le CB garde à distance leur adversaire par l’intermédiaire de Gelabale et de
Séraphin (8 points) très présent dans la raquette (28-20, 16’). Mais c’est un
Banks énervé qui marque en pénétration avec la faute s’il vous plait. Il
convertit le lancer franc, l’équipe de Philippe Hervé compte désormais six
points de retard. Laurent Sciarra inusable inscrit un tir à long distance et
Orléans talonne Cholet (28-26, 17’). Cholet semble étouffé, mais la présence de
Falker (11 points) permet à son équipe de rester au contact de l’EOL. Orléans remporte
ce quart assez largement 23-12, et les compteurs sont remis à zéro, 34 partout à la pause.
Orléans démarre cette deuxième mi-temps comme ils ont terminé la première.
D’entrée, la bande à Sciarra inflige un 6-0, sous l’impulsion de la jeune
génération, dans l’ordre Moerman, Vaty puis Curti assurent et l’EO prend le
large 38-47, 24e. Cholet maladroit, s'en remet toujours à son intérieur
américain, Falker qui s’arrache pour inscrire deux points avec la faute, et
réduit le score 41-47. Le co-leader de pro A continue sa remontée, après un
trois de Robinson (44-47, 27’). Décidément Orléans a des ressources 2ème reprend
un peu d’air, lorsque Nichols marque un tir longue distance primé d’un lancer
franc, avec cette action a 4 points Orléans mène de nouveau de huit points
(45-53, 28’). Causeur répond de suite à l’américain avec un tir à trois points
(48-53). Le CB comptera toujours huit points de retard avant la dernière période
48-55. C’est parole à la défense dans ce début de quatrième quart-temps avec
seulement deux points marqués lors des quatre premières minutes. Petit à petit,
la victoire se profile pour l’équipe de Philippe Hervé, les seins comptant
jusqu’à dix points d’avance 50-60 à la 35e, mais il ne faut jamais vendre la
peau de l’ours avant de l’avoir tué, en quelques secondes sur deux possessions,
les joueurs d’Erman Kunter ne comptent plus que quatre points de retard suite à
deux tirs à trois points convertis par Robinson (17 pts) et Linehan. (56-60,
35’). Ce qui provoque la colère de Philippe Hervé qui demande un temps mort
dans la foulée, afin de recadrer ces troupes. Cela porta ses fruits, l’EOL
maîtrise cette fin de rencontre pour l’emporter sur le score de 71-64. A noter
le double-double de Coville avec 17 points et 10 rebonds, bien aidé par les 15
points de Banks.
Vichy aura forte à faire contre une équipe orléanaise qui confirme tout le bien
que l’on pensait d’elle. Mais la prudence est le mot d’ordre avant cette
demi-finale, prévient Sciarra : « J’ai quand même mis mes coéquipiers en garde,
car lorsqu’on a gagne un quart de finale de Semaine des As, je n’ai pas vu de
joie dans nos réactions, c’est important de gagner un premier match de Semaine
des As, ça peut te conditionner à jouer Vichy demain et être heureux ».
L’équipe de Jean-Louis Borg est prévenu, autant dire que pour voir la JAV en
finale, les joueurs auvergnats doivent réussir un exploit.
JB Corneo




